Entreprenariat privé au Burkina : Lancement du Projet d’Appui à la Transformation Industrielle et Artisanale (PATIA 2019)

La promesse de contribution à l’effort de transformation industrielle et artisanale au Burkina Faso avait été faite lors de l’édition 2018 de la rencontre nationale Etat/Secteur Privé tenue les 26 et 27 novembre 2019 à Bobo-Dioulassoo. Aujourd’hui, c’est un engagement mis à exécution, car la Chambre du Commerce et d’Industrie du Burkina Faso (CCI-BF) vient de lancer son projet d’Appui à la Transformation Industrielle et Artisanale (PATIA 2019) ce mardi 9 avril 2019.

C’est en collaboration avec ses partenaires que la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso a lancé le Projet d’Appui à la Transformation Industrielle et Artisanale (PATIA). Cet ambitieux projet vise d’une part à contribuer et à accélérer la transformation industrielle et artisanale considérée comme levier du développement économique et social du Burkina Faso et d’autre part, d’identifier des entreprises transformatrices à fort potentiel de croissance afin de leur apporter un accompagnement susceptible de renforcer la qualité, la visibilité et la compétitivité de leurs productions.

Dans cette démarche, la CCI-BF a lancé un appel à projets qui va permettre de sélectionner 5 micros entreprises, 5 petites entreprises, et 2 moyennes entreprises de transformation artisanale et industrielle à fort potentiel de croissance. Les entreprises sélectionnées bénéficieront d’un accompagnement pour la protection, la mise aux normes et la labellisation de leurs produits par les structures nationales compétentes, la participation à des foires et salons internationaux, la distribution de leurs produits dans les magasins et grandes surfaces, ainsi que le renforcement de leurs capacités par la formation.

Ainsi, les promoteurs d’entreprises qui désirent prendre part à cet appel à projet doivent remplir un certain nombre de conditions.

Pour les micros entreprises, il faut disposer d’un effectif permanent inférieur à dix (10) employés, Tenir une comptabilité conforme au système minimal de trésorerie du Système comptable de l’organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (SYSCOHADA), être immatriculées ou avoir fait sa déclaration d’activités au Registre du Commerce et du Crédit Mobilier (RCCM) ou à tout autre registre, avoir l’Identifiant Financier Unique (IFU), être affiliées à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) et pouvoir réaliser un chiffre d’affaires annuel hors taxes inférieur ou égal à quinze millions (15 000 000) de francs CFA. Pour les petites entreprises, en plus des autres conditions, le nombre d’employés doit être égal ou supérieur à 10 et inférieur à 30 et le chiffre d’affaires annuel hors taxes doit être supérieur à quinze millions (15 000 000) de francs CFA et inférieur ou égal à cinquante millions (50 000 000) de francs CFA.

Les moyennes entreprises, elles, outrent les autres conditions su-citées, doivent disposer d’un effectif permanent égal ou supérieur à trente et inférieur à cent employés et pouvoir réaliser un chiffre d’affaires annuel hors taxes supérieur à cinquante millions (50 000 000) de francs CFA et inférieur à un milliard (1 000 000 000) de francs CFA.

Les micros et petites entreprises qui seront retenues, bénéficieront d’un soutien financier à hauteur de Cinq millions de FCFA. Pour les moyennes entreprises l’enveloppe s’élève à dix millions de FCFA.

Ce soutient sous forme de prix est destiné au financement des activités liées à la facilitation de l’accès au marché et au renforcement des capacités de l’entreprise et non au financement des fonds de roulement des entreprises lauréates.

Valentin Youmanli

 

 

 

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