Anka’style : La référence de l’élégance dans l’art vestimentaire

Wendpagnagdé Monique SORO est une jeune burkinabè. Elle a décidé de faire sienne la vision du père de la révolution burkinabè, le capitaine Thomas Sankara à savoir « produisons burkinabè et consommons burkinabè ». Après avoir étudié le milieu de la mode burkinabè, la jeune cheffe d’entreprise à monter Anka’style, depuis les bancs de l’université Joseph Ki-Zerbo. L’entreprise propose des articles de mode en pagnes traditionnels locaux qui se vendent au Burkina et dans le monde.

Wendpagnagdé Monique SORO, promotrice de Anka’style

Le parcours de Wendpagnagdé Monique Soro

Wendpagnagdé Monique SORO est communicatrice de profession. Sa formation, c’est à l’université Joseph Ki Zerbo qu’elle l’a reçue. Elle cumulait études et expériences d’agent commercial dans les milieux bancaires, de la téléphonie mobile, des maisons de production et dans des filiales de multinationales présentes au Burkina Faso. La jeune fille doit ce dynamisme dit-elle à un réveil précoce dès sa tendre enfance. Toute chose qui explique son esprit d’entreprise et de créativité dont elle fait preuve.

En 2018 alors qu’elle était en deuxième année d’université, Monique Soro a eu l’idée de créer son business. En effet, lorsque qu’elle créait Anka’style, elle ne disposait pas d’assez d’argent. S’en suit alors de multiples démarches auprès des structures de financement. Après plusieurs échecs, Monique trouvera la bonne formule. Commencer avec le peu d’argent qu’elle avait, soit 75000 FCFA. Cette somme, elle l’a obtenu à la sueur de son front à travers son activité d’agent commercial.

Anka’style fait la promotion de l’art vestimentaire africain

Anka’style, la trouvaille de Monique Soro

Anka’style était au début un site de mode qui faisait la promotion des stylistes burkinabè. Ce nom tire ses origines de la langue dioula qui signifie « notre style ». Au départ, Monique Soro travaillait de concert avec les stylistes en prenant leurs articles au prix de grossiste. Elle les proposait à son tour à ses clients au travers de son site, de sa page Facebook et son réseau de connaissance.  Même si Monique Soro ne gagnait pas plus de 2500 FCFA sur chaque article vendu, elle apprenait néanmoins. Sa vision était de connaitre d’abord le milieu de la mode, d’économiser avec les bénéfices pour enfin voler un jour de ses propres ailes.

Finalement, c’est en mai 2020 que Monique Soro a lancé sa propre collection. Anka’style fait désormais la promotion de ses propres articles.  Anka’style se donne pour vocation la valorisation du savoir-faire burkinabè notamment la promotion de l’art vestimentaire africain. Pour ce faire, les pagnes comme le Faso Danfani, le koko donda, les étoffes locales qui font la fierté des burkinabè sont à l’honneur. L’entreprise dispose actuellement d’une équipe composée de huit personnes dont cinq stylistes, deux brodeurs et un chargé de communication.

Les produits de Anka’style

Le Faso Danfani est à l’honneur chez Anka’style. La jeune entreprise propose des robes, des costumes en pagne. Elle vend également  des chemises en Faso Danfani et d’autres en coton glacé mixées aux pagnes africains. Il y a également les tenues de mariage faites à base du Faso Danfani, et enfin des boubous homme, femme et enfants, etc. Anka’style a lancé également sa collection de tee-shirt et de casquettes fait d’un mixage avec les pagnes locaux. Les prix des articles chez Anka’style s’adaptent à toutes les bourses. Ils vont de 7.500 FCFA à 100.000 voire plus en fonction des besoins de la clientèle.

 

Anka’style met en valeur le Faso Dan Fani

Une activité rentable en dépit des difficultés

A la question posée sur la rentabilité de son business, Monique Soro répond par l’affirmative : « Je ne suis pas riche mais aujourd’hui je peux affirmer que Ank’style nourrit son homme » explique-t-elle. Et d’ajouter qu’elle vie de cette activité de même que ses employés, agents commerciaux et collaborateurs.

Anka’style a pour ambition d’exporter ses créations, sa marque burkinabè dans le monde entier. Mais déjà : « nous pouvons dire que nous sommes sur la bonne voie » à laisser entendre la directrice de la maison de mode. En effet, Anka’style reçoit des commandes en quantité venant des États-Unis, de la France, de l’Italie, etc. « Nous voulons, dans l’avenir, avoir des représentations dans les différents pays du monde entier » ambitionne la jeune cheffe d’entreprise.

La leçon de Monique Soro

« On n’a pas besoin d’avoir des millions pour entreprendre » affirme Monique Soro. Elle continue : « commencez avec le peu d’argent que vous avez et cela va prospérer par la suite ». En plus, il faut de l’abnégation et du courage. Les épines sur le chemin de l’entrepreneuriat ne doivent pas être un frein dans votre marche. Par conséquent, il faut chercher des conseils auprès des anciens du domaine et ayez un esprit de gagnant. Cela permet d’avoir la force de se relever chaque fois qu’on tombe.

Aujourd’hui, Anka’Style entend résonner comme une invite à toute la population burkinabè d’être chic, élégant en étant surtout fière de s’habiller burkinabè. D’où le slogan « la référence de l’élégance ».

Arnaud Fidèle YAMEOGO

Valentin Mano

Journaliste multimédia youmanlymano6@gmail.com

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