Commercialisation de l’or et métaux précieux au Burkina Faso : une nouvelle association des comptoirs lance ses couleurs

Dans la dynamique de la régulation du secteur minier, est née la Chambre des comptoirs d’or et métaux précieux du Burkina Faso (CCPBF). C’est une faîtière qui regroupe en grande partie, des comptoirs qui évoluent dans la commercialisation de l’or et des substances précieuses de production artisanale et semi mécanisée. La présentation de l’association est intervenue dans la matinée du samedi 18 juin 2022 à Ouagadougou.

Au pays des Hommes intègres, la commercialisation informelle de l’or et des métaux précieux voit passer plus de 50 tonnes d’or par an. Selon les estimations de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) cette quantité d’or a une valeur approximative de 2 milliards de dollars. Cependant, cette activité qui se pratique sur de vastes étendues du territoire national échappe souvent au contrôle des autorités gouvernementales. C’est pour aider à résoudre cette situation que la Chambre des comptoirs d’or et métaux précieux du Burkina Faso a été créer. A écouter leur président, Abdel Khalifa Diarra, cette sortie médiatique, au-delà de la présentation de l’association, prélude le lancement des activités.

 » Mettre en place une chaîne d’approvisionnement en or »

Au cours de la cérémonie, Abdel Khalifa Diarra, président de la CCPBF, a indiqué que cette chambre des comptoirs vise à mettre en place une chaîne d’approvisionnement de l’or et des métaux précieux au pays des hommes intègres. Et cela, a-t-il poursuivi, dans le but de contribuer à l’avènement d’un commerce équitable. << Le secteur minier est l’un des secteurs les plus dynamiques au Burkina Faso>>, a-t-il ajouté.

Selon lui, les objectifs de l’association consistent à promouvoir de bonnes pratiques en matière d’exploitation artisanale et de commercialisation de l’or et des métaux précieux. De surcroît, il s’agit de permettre une large contribution des acteurs dans l’économie nationale. Abdel Khalifa Diarra a fait savoir que cela vise à permettre aux investisseurs de construire des partenariats commerciaux avec des acteurs crédibles du domaine.

«  Sur les risques environnementaux »

Sur les risques environnementaux, le président a répondu que le CCPBF va exiger à ses fournisseurs la non utilisation des produits chimiques dans l’exploitation de l’or. Toute chose, a-t-il estimé, qui aidera à lutter contre cette pratique. Faute de quoi, a-t-il averti, la CCPBF n’achèterait pas l’or auprès des contrevenants.

 » De la lutte contre la fraude »

Sur la problématique de la fraude qui constitue un véritable problème dans le commerce de l’or, Abdel Khalifa Diarra a précisé que sa structure compte faire de la lutte contre la fraude son cheval de bataille.

A cet effet, les solutions consistent à les exposer aux autorités compétentes pour trouver ensemble une issue. Ainsi, pour M. Abdel Diarra à travers cette démarche, la fraude sera un vieux souvenir, bientôt.

Achille ZIGANI

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